lundi 10 septembre 2007

Régime spéciaux : privilégiez le dialogue social

Aujourd'hui malgré que les conditions de travail ce soit nettement amélioré en France, les régimes n'ont pas changer ou quasiment pas. Il est donc aujourd'hui urgent de les remettre en cause, par le dialogue et non en essayant de le faire passer en force (ce qui causerais des mouvements sociaux importants). Donc le "le projet de loi et déjà prêt, il ne manque plus que l'accord du chef de l'Etat" du Premier ministre n'est pas efficace est ne peux donc pas fonctionner.
En conclusion le dialogue doit être privilégier face aux grèves et au passage en force.


A noté que Manuel Valls c'est prononcé pour la réforme des régimes spéciaux, par principe d'équité et par principe d'économie
.

dimanche 9 septembre 2007

samedi 8 septembre 2007

Les années Clinton

Les années Clinton c'est ...


plus de 22 millions d’emplois créer ;
un nombre record d’Américains propriétaires de leur maison ;
une baisse du chômage qui le ramèna au taux le plus bas depuis 30 ans ;
l'augmentation des salaires à tous les niveaux ;
le remboursement de 360 milliards USD de la dette nationale ;
la convertion d'un déficit budgétaire record en un surplus budgétaire record ;
des dépenses fédérales à leur plus bas niveau depuis 30 ans ;
des diminution des impôts ;
un nombre record d’Américains qui posséde des actions boursières.


Voila ce qu'une politique social-libéral et réformiste peut réaliser.

Rocard : Le PS et la social-démocratie ?

dimanche 2 septembre 2007

Pas vu a la télé


PARIS (AP) -- Le Haut-commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch déplore que le taux de pauvreté se soit «sensiblement aggravé» en France dans «une indifférence coupable», et défend sa solution de «revenu de solidarité active».

Dans une tribune au «Monde» de samedi intitulée «Objectif: -2 millions de pauvres», Martin Hirsch déplore le silence «éloquent» sur des statistiques de l'INSEE faisant état d'une hausse du taux de pauvreté, passé de 11,7% à 12,1% en 2005, soit «260.000 personnes» devenues «pauvres». Il s'agit de «la hausse la plus significative depuis que ces statistiques existent», écrit-il.

mardi 28 août 2007

Ce soir à 20 heure, ne manquer pas une émission qui montrera que l'islam et les musulmans peuvent facilement s'intégrer a la République.

Un petit résumer :

Ces musulmans qui disent non à l'islamisme


En Europe, l'immense majorité des musulmans est constituée de démocrates favorables à la laïcité. Comment expliquer qu'ils laissent l'intégrisme monopoliser, à leur détriment, le discours et l'image de l'islam ? ARTE leur donne la parole.

Qui sont les premières victimes des islamistes ? Les musul- mans. Et qui sont leurs adver- saires les plus déterminés ? Les mêmes bien sûr ! Observez bien : partout en Europe - en Angleterre, en Espagne, au Danemark -, des voix musul- manes s'élèvent pour condamner sans ambiguïté l'islamisme et le terrorisme. Partout - au Maroc, en Jordanie, au Yémen, en Algérie, au Pakistan -, des intellectuels et des journalistes courageux, qui risquent leur vie en affichant leurs convictions, ou même en faisant tout simplement leur travail, nous rappellent que les pires ennemis des musulmans, se sont tous ceux qui instrumentalisent l'islam pour en faire une arme de guerre contre le progrès et contre la liberté.

Nous ne les écoutons pas assez et surtout, nous ne leur donnons pas assez la parole. C'est donc à eux que cette "Thema" est consacrée. À eux surtout qu'elle est confiée. À tous ces musulmans qui disent non à l'islamisme et oui à la démocratie. Ce soir, les démocrates musulmans - et eux seuls - s'expriment. Pour nous dire leur manière de voir les choses. Leur façon de parler du prophète et des femmes, leurs certitudes sur la guerre qui leur a été déclarée par les fous d'Allah et leurs doutes face, parfois, à notre inconscience et notre passivité. Alors écoutons-les, regardons-les avant de juger. La télévision, ça sert d'abord à ça !


Ne manquer surtout pas cette émission. C'est vraiment formidable de la part d'Arté de faire ce type d'émission, ça permet a des personnes extraordinaire mais stigmatiser de s'exprimer et de parler des vrais valeurs de l'islam.

mardi 21 août 2007

Les medias controlé par Sarkozy et sa petite mafia !

Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :


- France Télévisions (l'Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l'audience française

- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy

- Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv'), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy

- Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : plus de 40% de l'audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C'est une nomination demandée directement par l'Elysée.

- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c'est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne

- Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française
- Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP
-Skyblog appartenait au groupe Orbus et a été négocié à AXA sous la tutelle de Lagardère.
- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy)


- Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l'Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs remet en cause la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n'étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d' « un ami industriel »)

- Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique Analyse succincte du résultat de l'élection présidentielle de 2007 – Juin 2007 Nicolas Cadène – Collaborateur parlementaire de Jean-Louis Bianco 13

- Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre) –conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l'Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libérationnotamment)

- Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin

- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault

- Agences de presse : il n'y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l'Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d'Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy)


Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.

Si c'est monsieur Morin qui le dit !

"Quand on appelle à voter pour le pluralisme, on appelle pas à voter l'UMP" . Hervé Morin président du Nouveau Centre parti affilié à l'UMP.

lundi 20 août 2007

Les violences contre les personnes en hausse

Vous penser peut-être que la violence a baissé grâce au méthodes "répressives et efficaces" de Sarkozy ?

Eh bien vous vous tromper ! En effet le dernier bilan de l'observateur national de la délinquance indique que les violences contre les personnes ont augmenter de 2,5% cette année.

Alors pourquoi la délinquance a généralement baissé de 9% ? C'est très simple la délinquance général a baissé grâce à la diminution des atteintes aux biens, incluant les vols et les dégradations ou destructions de biens. Donc en gros, vous avez plus de chance de vous faire agressé gratuitement que de vous faire voler votre portable ou de vous faire cambrioler . Donc l'insécurité c'est accru surtout (on peut le pressentir), chez les plus pauvres.
Qui a dit manipulation des chiffres, hein Monsieur Sarkozy ?

Source : http://www.lemonde.fr/

Douce musique

dimanche 19 août 2007

Pour Sarkozy "La France est l'amie des démocratie est pas des dictatures"


Notre Racaille de la République, Nicolas Sarkozy a déclarer que "La France est l'amie des démocratie est pas des dictatures". Nicolas Sarkozy aurait donc la mémoire très courte puisque a peine un mois auparavant il a finalisé une vente d'arme avec le régime de Kadhafi.

Mais qui est Kadhafi ? Un gentille monsieur bienveillant à l'égard du monde libre et de son peuple ou un Saddam en formation ?

A la vue de sa rigidité, du faite qu'il a interdit le multipartisme dans son pays et aussi qu'il est étais responsable de divers attentats terroristes me porte a penser qu'il un Saddam Hussein en formation et qui essaye de s'octroyer les bonnes grâces de l'occident. Mais si un jour l'occident le juge comme étant un chef d'Etat totalement respectable, il pourrais tout comme Saddam utilisé les armes vendue par la France contre son propre peuple et nous serions donc complice de tout cela.

Donc la phrase de Sarkozy est totalement fausse, puisqu'il vient de faire collaborer la France avec une dictature et là peut-être rendu complice du meurtre d'une population.

mercredi 15 août 2007

Message très important !


Alerte enlèvement
:

NOM - PRÉNON : ENIS KOCAKURT





AGE : 5 ans
DESCRIPTIF : 1,30 m - corpulence normale, type méditerranéen, cheveux courts et noirs, yeux marron, pas de signes particuliers, porteur d'un sweat bleu et d'un tee-shirt orange avec motifs, d'un bermuda vert kaki, chaussé de baskets montantes noires en tissu de marque Nike
DATE DE DISPARITION : 15 août 2007 à 14h30
LIEU DE DISPARITION : rue de la Vigne à ROUBAIX (59)
DEPARTEMENT DE DISPARITION : 59
PAYS DE DISPARITION : France
SEXE : Masculin
TAILLE : 1 m 30
COULEUR DES CHEVEUX : noirs

INFORMATIONS SUR LE SUSPECTS :
il est accompagné d'un individu de sexe masculin, 40 à 50 ans, porteur d'un plâtre de couleur blanche ou bleue,

CIRCONSTANCES DE LA DISPARITION

L' enfant a disparu le 15 août 2007 à 14h30 rue de la Vigne à ROUBAIX (59), à l'occasion de la braderie

En cas de découverte n’intervenez pas vous-même, appelez immédiatement le 0805 200 200 ou envoyer un courriel à alerte.enlevement@dcpj.fr





C'est important la vie d'un enfant en dépend !!

vendredi 10 août 2007

Le chiffre du jour

91% des cadres craignent pour leurs retraites. Il n'a pas que les classes populaires qui craignent pour leurs avenirs, ce qui prouvent que la politique de Sarkozy est mauvaise pour tous et que la lutte des classes n'est plus a l'ordre du jour ( contrairement a ce que pense encore les antilibéraux)

Sarkozy la Racaille de la République

mercredi 8 août 2007

Sarkozy vs Rocard : Rocard parler déjat de l'accompagne du libéralisme

Sarkozy fait encore honte a la France



La racaille de la République, Nicolas Sarkozy a encore failli a son devoir de représentabilité de la France. Après nous avoir humilier devant le monde entier (parmi le quel les USA) en étant saoul au G8 (vidéo regarder plus de 10 millions de fois sur You Tube et Dailymotion) , Nicolas Sarkozy le très médiatique, s'énerve contre deux journalistes américains. La prochaine fois, comment va-t-il humilier la France ?

Voici l'interview de ses deux journalistes américains :

Sarkozy "perd son sang froid" ("his cool") ou ses "nerfs" ("his nerves"), se "déchaîne" ("lashes out") contre des photographes: la presse américaine, depuis lundi, ne cache pas sa surprise à propos du pétage de plombs de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas courant de voir, outre-Atlantique, un bateau partir à l'abordage d'un autre sur un lac, sauf dans les films de James Bond. Encore moins d'assister à une altercation entre un chef d'Etat torse nu et des photographes, le premier sautant dans le bateau des seconds, et saisissant lui-même un appareil photo.

A bord du bateau assiégé se trouvaient Jim Cole, photographe pour Associated Press, et Vincent DeWitt, photographe freelance. Sarkozy les a copieusement engueulés en français. "Tout le monde était calme, sauf lui", a témoigné Vince DeWitt. Il a raconté la scène en détail à Guillemette Faure, collaboratrice de Rue89, dépêchée dans le New Hampshire par RTL et Le Figaro.

Vincent DeWitt raconte (en anglais, traduction ci-dessous):



Traduction:

"Nous avons attendu pendant quarante-cinq minutes, puis le Président et son entourage, les membres de sa famille et des agents de sécurité sont apparus et ont pris place à bord d'un bateau, et se sont mis en mouvement lentement en s'éloignant de la petite baie où se trouve sa résidence de vacances. Nous étions là où nous devions être, c'est-à-dire que nous n'avions traversé aucune frontière légale. Nous avions reçu l'autorisation d'être là de la part de la police de l'Etat.

Dès que nous avons vu le Président Sarkozy et son bateau, nous avons commencé à prendre des photos. Au fur et à mesure qu'il approchait, j'ai réalisé qu'il nous montrait du doigt. Au début, j'ai pensé que c'était un geste amical. Puis j'ai réalisé qu'il était aussi en train de crier. J'ai vu qu'il parlait au pilote du bateau, et l'a dirigé en direction de notre bateau. Ils se sont approchés, et à ce moment-là j'ai compris que le Président avait l'air très en colère. J'ai posé mon appareil photo, tout comme l'autre photographe à bord.

Le bateau du Président est arrivé près du nôtre, et il est venu à bord, vêtu d'un short sombre, pas de T-shirt, pas de chaussures. Evidemment, nous étions très surpris. Il parlait de manière très excitée en français. Nous lui avons dit que nous ne parlions pas le français, mais cela n'a pas semblé l'émouvoir car il a continué à nous parler en français. Nous avons demandé si quelqu'un pouvait nous traduire ses propos. Sur le moment, personne ne s'est proposé. Il s'est approché de moi, me pointant du doigt, et j'ai plus tard appris qu'il me disait en français qu'il avait demandé le matin même aux journalistes, lors de sa conférence de presse, de ne plus le photographier après la conférence de presse. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait tenu la conférence, pour permettre aux journalistes et photographes de l'interviewer.

Après quelques minutes, j'ai réalisé qu'il tenait entre les mains mon appareil photo. Il s'était avancé là où je l'avais posé, et il l'avait pris. J'ai d'abord pensé qu'il allait le garder. Ce geste m'a beaucoup surpris. A ce moment-là, sa femme –je crois bien que c'était elle même si je ne suis pas certain à 100% que c'était elle– m'a dit calmement avec un petit sourire qu'il était en colère car il pensait avoir clairement organisé les choses pour ne plus être photographié par la presse. L'autre photographe et moi avons alors expliqué que nous n'étions pas au courant. S'il l'avait dit en français, nous ne comprenions pas le français. Et il s'avère que c'est bien en français qu'il avait dit cela. Donc nous n'avions aucun moyen de le savoir.

Il est resté à bord de notre bateau cinq minutes, et finalement a commencé à se calmer. Il a dit quelques mots d'anglais, répétant qu'il avait conclu ce pacte. Nous étions tous les deux très respectueux envers lui, nous nous sommes excusés, et nous lui avons promis de ne plus le photographier ce jour-là. Il a haussé les épaules, et est remonté dans son bateau. Ils sont repartis, et nous sommes repartis de notre côté vers la rive du lac.

Nous avons été très surpris par ce qu'il a fait. Nous sommes désolés si nous avons causé le moindre désagrément à sa famille, mais nous supposions que comme il est le Président d'un grand pays, nous avions tous les droits de le photographier. Nous avions en tout cas tous les droits légaux de le faire.

Pouvez vous imaginer une situation similaire aux Etats-Unis?

Non, sûrement pas. Je ne sais pas si les hommes politiques américains sont plus malins que le Président Sarkozy, mais ils sont conscients des répercussions d'un tel acte... Je ne veux pas appeler ça une diatribe... Mais ils savent qu'une telle sortie colérique aurait un impact négatif sur eux. Je ne vois pas une telle chose se produire. Il n'est certes pas un nouveau venu en politique, je ne connais pas bien son histoire, mais on pourrait s'attendre à ce qu'il soit un peu plus conscient de ce qui va avec le fait d'être Président d'un pays important."

Recueilli par Guillemette Faure

Texte très intéréssant

Tony Blair chancelle. Avant un an, il aura quitté le pouvoir, et les derniers sondages placent les travaillistes derrière l'opposition conservatrice. Dans ces conditions, quelles leçons la gauche française pourrait-elle tirer des politiques menées par son gouvernement ? Et bien, il y en a beaucoup. Sous Tony Blair, la gauche a gagné trois élections successives. Elle est restée plus longtemps au pouvoir qu'aucune de ses homologues européennes, à l'exception des Suédois. Blair semble devoir achever son mandat avec une popularité en berne, mais à moins que le parti ne s'abandonne à ses dissensions internes, il pourrait très bien remporter à nouveau les élections avec un nouveau chef.

Permettez-moi en premier lieu de faire justice d’une vieille accusation selon laquelle le New Labour serait en fait un parti de droite. Depuis l’arrivée de Blair en 1997, la part des prélèvements obligatoires dans le PIB est passée de 38 % à plus de 41 %, un chiffre désormais dans la moyenne de l'Union Européenne. Le gouvernement travailliste n’a pas été celui de l'expansion indéfinie des marchés. Il a réalisé des investissements sans précédent dans les services publics, en particulier dans l'éducation et la santé. Il a mené une lutte constante contre le chômage et la pauvreté. Un salaire minimal a été créé, puis porté à un niveau correct. Les syndicats ont été de nouveau reconnus. On a donné de nouveaux droits aux couples homosexuels.

Ce n’est pas là une politique de droite. Mais sur bien des sujets, le parti travailliste a rompu avec la gauche de papa. Ce fut la clé de son succès, et les gauches européennes peuvent tirer profit de cette expérience. On peut identifier ici cinq principes fondamentaux.

1. La primauté donnée à l'économie et à la création d'emplois. Avant Blair, pratiquement toutes les expériences de gouvernements travaillistes s’étaient achevées en crise économique. Aujourd’hui, on sait que sans une économie forte, aucune justice sociale n'est possible. Relancer la croissance était donc capital, et pour ce faire un élément essentiel fut la réforme du marché du travail. Une forte division du marché du travail, comme c’est le cas en France, ne crée ni prospérité économique, ni justice sociale. Les insiders et autres salariés protégés s’en trouvent bien, mais la précarité et l’insécurité sont reportées sur les outsiders : jeunes, travailleurs peu qualifiés, minorités ethniques. Loin de cette combinaison d’inefficacité économique et d’injustice sociale, les politiques d’activation du marché du travail menées depuis 1997 au Royaume-Uni ont été un succès, avec 75 % de la population active au travail, contre 63 % en France. Le chômage des jeunes est pratiquement inexistant et le taux de chômage à long terme est très bas.

2. Le choix politique du centre. Nous ne vivons plus dans une société où le simple soutien d’une classe peut suffire au succès politique. Si les ouvriers n’ont pas disparu, la classe ouvrière n’est plus ce qu’elle était : la production manufacturière n’occupe plus que 12 % de la population active. La moyenne de l’UE n’est plus que de 15 %. L'économie du savoir et des services est une réalité. Les partis de centre gauche doivent ainsi s’adresser à des groupes sociaux plus variés que par le passé. Cet ancrage au centre n’a rien d’un virage conservateur : il s’agit au contraire de déplacer le centre vers la gauche. Je dirais qu’au Royaume-Uni ce but a été accompli. Nous nous sommes rapprochés des sociétés sociale-démocrates. Les conservateurs eux-mêmes, pour se refaire une santé électorale, ont dû faire leurs une partie des objectifs et des politiques du parti travailliste.

3. Dans la recherche de la justice sociale, se concentrer sur les pauvres plutôt que sur les riches. La pauvreté des enfants doit faire en particulier l’objet d’efforts soutenus, puisque c'est la forme la plus pernicieuse de la pauvreté. Les riches ne représentent qu’une faible proportion de la population : à peine 1 %. Beaucoup de ceux qui gagnent beaucoup d'argent créent ainsi de la richesse pour une plus large communauté : une économie moderne ne peut se passer de ses entrepreneurs. Il faut certes les encourager à se conduire de façon responsable, à payer leurs impôts, éventuellement se livrer à des activités philanthropiques et surtout à diriger leurs entreprises dans le respect du droit. Mais même une redistribution très substantielle de leur richesse, en supposant qu’elle soit économiquement neutre, bénéficierait peu aux pauvres. Le véritable enjeu, si l’on veut s’attaquer à la pauvreté, est une redistribution des chances et des possibles. Entre 1997 et 2005, plus de deux millions de Britanniques ont quitté la pauvreté, et parmi eux 800 000 enfants. Le gouvernement a certes manqué son objectif qui était de 1 million d'enfants, mais ses réalisations sont pourtant considérables.

4. N’investir dans les services publics qu’à condition de les réformer, et ce d’une façon radicale. Leur efficacité est cruciale, et les droits et recours des usagers doivent être mieux pris en considération. Le monopole d’Etat n'est pas toujours, loin s’en faut, le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs. Le secteur public, ses entreprises comme ses salariés, ne représentent pas nécessairement l'intérêt public. Les institutions d'État sont souvent bureaucratiques, peu réceptives aux besoins des citoyens, dominées le cas échéant par les intérêts des producteurs. Une délégation à des associations ou à des entreprises, si elle est bien maîtrisée, peut être plus efficace que le contrôle direct par l'Etat. Nous devons décider dans tous les cas quelle combinaison crée le meilleur service. Il est gratuit et faux d’opposer comme le font tant de critiques les services « publics » (étatiques) et « privés ». La question n’est pas le statut du fournisseur, mais ce qui dans un contexte donné sert le mieux les intérêts publics.

5. Autre leçon, parfois difficile à apprendre pour les partis les plus à gauche : ne pas abandonner de questions à la droite. Il est de loin préférable de leur trouver des solutions de gauche. Pendant longtemps, la gauche a traité des questions de criminalité, d’ordre social, de migrations et d'identité culturelle en leur trouvant des justifications au lieu de leur chercher des solutions ; comme si les inquiétudes des citoyens ordinaires étaient complètement hors de propos. La formule Tough on crime, tough on the causes of crime n’est pas un slogan populiste, elle offre la base d’une politique cohérente. On sait en effet que la criminalité est étroitement corrélée aux inégalités : quand les inégalités reculent, elle recule elle aussi. On sait aussi que les moins favorisés sont surreprésentés parmi les victimes. Alors, si Blair a été critiqué pour saper les libertés individuelles, ne faut-il pas distinguer les libertés formelles des libertés essentielles ? Une personne est-elle libre si elle a peur de marcher dans le parc, de sortir la nuit, ou si elle est condamnée à subir le chahut des voisins ? Il n’est pas insensé de restreindre les libertés formelles de quelques-uns pour garantir les libertés réelles de la majorité.

C'est l'engagement de Blair sur ces différentes questions, plus que ses qualités personnelles pour les traiter, qui ont permis au parti travailliste de remporter trois élections successives. Voilà bientôt dix ans que j’entends les gauches européennes critiquer le New Labour ; mais si elles ont des propositions alternatives, qu’on me le dise, car je ne les vois pas. Augmenter les impôts, faire comme si la mondialisation n'existait pas, ne pas toucher au secteur public et conserver un cadre traditionnel de libertés individuelles, voilà qui les résume assez bien. Mais ce n'est pas une alternative, c’est du conservatisme ; et ce n’est pas avec ça que l’on gagne les élections.

Ancien directeur de la London School of Economics, Anthony Giddens est membre du comité de parrainage de Telos.
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Richard Robert.

© Telos-eu Agence intellectuelle

dimanche 5 août 2007

Une autre vidéo intéréssante

Vidéo qui fait réfléchire

Même si je ne suis pas d'accord avec tous.

La Chambre des représentants américaine a voté un texte ambitieux sur l'effet de serre


La loi obligeant les fournisseurs d'électricité à tirer 15 % de leur production des énergies solaire et éolienne d'ici à 2020, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre a été voté avec 241 voix contre 172.
A noté que 27 élues républicains ont votés ce texte et ce malgré l'opposition des groupes pétroliers et gaziers et de la Maison Blanche, qui a déjà menacé de mettre son veto. "Aujourd'hui, la Chambre a propulsé la politique énergétique de l'Amérique dans le futur", a déclarer Nancy Pelosi.